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La poupée Motanka, gardienne de mémoire : hommage au Holodomor à travers un projet culturel et éducatif



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Poupée motanka raconte Holodomor. Car c'est un art et un des symboles les plus anciens de la culture ukrainienne, la liaison des générations, la continuité et la force féminine. Aujourd’hui, alors que l’Ukraine affronte de nouveau un génocide et lutte pour sa survie, la poupée motanka réapparaît comme un langage de mémoire, comme une forme d’art qui permet de raconter l’indicible, de soutenir, d’enseigner et de guérir.


C’est dans cet esprit qu’est née l’exposition « Poupées pour les enfants qui n'ont pas pu naître », présentée en Ukraine dans le cadre d’un projet culturel et éducatif international. Dans cette exposition, 35 artistes ont créé 43 compositions, chacune racontant une histoire liée au Holodomor, basée sur des histoires de leurs propres familles — cette tragédie nationale qui a coûté des millions de vies et laissé une blessure encore vive.


🌾 Un art pour dire ce que les mots ne peuvent plus porter


Le Holodomor n’est pas seulement une page sombre du passé — c’est une mémoire collective, une responsabilité et un appel constant à protéger la vie et l’humanité. Dans ce projet, la poupée motanka devient un langage visuel d’une grande douceur mais d’une profonde intensité. Elle aide les adultes comme les enfants à s’approcher de cette page tragique de notre histoire à travers l’image, la métaphore, le symbole.


La visite était accompagnée de vidéos, de musiques, d’enregistrements familiaux de maîtresses, ainsi que d’installations créées avec les élèves — dont l’émouvante installation « Héritage perdu » du lycée criméen « Birlik ». Les enfants écoutaient, questionnaient, s’émouvaient : un moment de transmission authentique et nécessaire. Un grand merci Valeriya Levkivska la commissaire de l'expo.



🕯 Continuité de la lutte : du Holodomor à aujourd’hui


Le message central du projet est clair : le Holodomor n’appartient pas seulement au passé.

Le génocide initié par l’empire moscovite au XXe siècle continue aujourd’hui sous d’autres formes, à travers la guerre totale menée contre l’Ukraine. Les Ukrainiens se battent à nouveau pour leur vie, leur langue, leur culture, leur liberté — pour le droit d’exister.

Les artistes qui créent des poupées motankas vivent aujourd’hui à Kharkiv, Nikopol, Mykolaïv, Cherkasy, Kyiv… Elles enseignent, aident les communautés, soutiennent les défenseurs, récoltent des fonds, accompagnent les enfants par l’art-thérapie. Et elles continuent à tisser la mémoire, le courage et l’espoir dans leurs œuvres.


🌍 Un lien vivant avec l’Europe : valeurs communes, mémoire commune


Au moment où cette exposition se tenait en Ukraine, nous avons — avec Tetiana Zolochevska et les diplomates de la Représentation permanente de l’Ukraine auprès du Conseil de l’Europe — clôturé notre exposition jubilaire : « Ukrainian Motanka Dolls in Traditional Costumes of European Countries », pour les 10 ans du collectif des artistes passionnées par la poupée motanka, pour les 30 ans de l'Ukraine au Conseil de l'Europe, présentée cette année à Strasbourg (10-14 novembre 2025).


Les photos que j’ajouterai illustrent ce moment de soutien sincère entre partenaires européens : Ukraine, Malte, Moldavie — unis par les valeurs des droits humains, de la culture et de la mémoire.



La mission la plus importante se poursuit en Ukraine : dans nos écoles, musées, bibliothèques, auprès de nos enfants. C’est ici que les artistes transmettent la vérité, la dignité et la résilience.


La poupée motanka raconte Holodomor — culture, mémoire et résilience qui ne s’éteignent pas


Ce projet a encore une fois montré quelorsque l’art porte la mémoire, il devient un instrument d’unité, de guérison et de transmission.


Nous nous souvenons.Nous enseignons aux enfants de se souvenir. Nous luttons — et nous vaincrons.

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